Le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes apparaissant avant les règles. Il concerne 8 femmes sur 10 aujourd’hui.

Vous vous sentez à fleur de peau ? Parfois triste, parfois irritable ou agressive ? Et cela se produit souvent avant l’arrivée de vos règles ?

Vous souffrez de syndrome prémenstruel (SPM) !

Une grande majorité des femmes sont concernées par des manifestations pendant la phase lutéale du cycle menstruel. Dans la plupart des cas, les gênes sont légères mais pour certaines, cela peut devenir handicapant au point d’avoir des douleurs importantes et de se voir changer de comportement (trouble dysphorique prémenstruel).

Le SPM n’est pas une fatalité. Il faut plutôt le voir comme des signaux qui se manifestent pour indiquer un déséquilibre.

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Quels sont les symptômes du SPM ?

Le SPM est un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui se produisent pendant la phase lutéale du cycle menstruel, c’est-à-dire quelques jours avant les règles. Dans les cas les plus importants, les signes peuvent apparaître dès l’ovulation et disparaître le premier jour des règles.

Les symptômes du SPM en lien avec la douleur

Douleurs dans le bas du ventre ou du dos, sensation de lourdeur dans le bas ventre, douleurs ostéoarticulaires, douleurs musculaires (type courbatures), sensation de muscles qui brûlent, maux de tête, céphalées, migraines, crispation de la mâchoire.

En lien avec la digestion

Ballonnements, accélération ou ralentissement du transit (diarrhée ou constipation), douleurs digestives spasmodiques (crampes), nausées ou vomissements, nez bouché, gaz, intolérances alimentaires, colopathie aggravée, reflux gastro-œsophagiens (RGO).

En lien avec la rétention d’eau et la circulation

Seins tendus et douloureux, rétention d’eau (jambes, pieds, mains, poitrine ou paupières gonflées), jambes lourdes et douloureuses, ecchymoses sur les jambes, prise de poids, sensation de pesanteur dans le bas ventre, besoin d’uriner plus fréquent.

En lien avec la fatigue et le sommeil

Fatigue, fatigabilité, manque d’énergie, léthargie, troubles du sommeil, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, insomnie, sommeil non réparateur, frissons.

Les autres symptômes du SPM

Mycoses, mycose vaginale, infection urinaire, troubles cutanés, acné, pilosité, prurit (démangeaisons, picotements cutanés), augmentation de l’appétit ou diminution, crise de fringales, vertiges, évanouissements, perte de libido, sensation de palpitations, tremblements, bouffées de chaleur, transpiration excessive.

Les symptômes psychiques du SPM

Nervosité, anxiété, changements d’humeur, irritabilité, crise d’angoisse, colère, difficulté de concentration et de mémorisation, étourderies, dépression, stress aggravé, sensation d’être débordée, hypersensibilité émotionnelle, baisse de moral, besoin de contrôle.

Le trouble dysphorique prémenstruel, qu’est-ce que c’est ?

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme aggravée du SPM qui touche 3 à 8% des femmes officiellement. Le diagnostic étant compliqué, les chiffres pourraient sans doute être réévalués à la hausse. C’est un dérèglement hormonal ayant pour effet des symptômes psychologiques.

Les symptômes psycho-émotionnels sont très présents et deviennent souvent un vrai handicap.

Les symptômes du TDPM :

Hypersensibilité émotionnelle, changements d’humeur, anxiété, angoisse, crise de panique, tristesse, crise de larmes, irritabilité, agressivité, colère, conflits relationnels, ruminations mentales, susceptibilité, difficultés de concentration et de mémorisation, besoin de contrôler, sensation de perte de contrôle, dépression, pensées suicidaires, anxiété sociale, apathie.

SPM : quelles sont les causes ?

Le SPM provient d’un dérèglement hormonal. Il peut avoir plusieurs causes et donc plusieurs pistes sont à explorer.

SPM : la cause mécanique

Avant toute chose, il peut être important de vérifier avec un ostéopathe ou étiopathe si tout va bien du point de vue mécanique. Car tout blocage dans le corps et surtout au niveau du bas ventre peut générer des difficultés.

Le déséquilibre du rapport œstrogènes / progestérone

Pendant la phase lutéale (de l’ovulation au premier jour des règles), les œstrogènes diminuent, la progestérone prend le relai jusqu’à diminuer elle aussi. Dans bien des cas, on observe une hyperœstrogénie relative, c’est-à-dire que les œstrogènes se retrouvent en excès par rapport à la progestérone. Ce qui entraine notamment tous les signes en lien avec la rétention d’eau comme les gonflements, œdèmes et douleurs mammaires.

Lire l’article : Syndrome prémenstruel et naturopathie

SPM : une mauvaise digestion et détoxication hépatique

La digestion et surtout l‘équilibre intestinal sont essentiels au bon déroulement du cycle hormonal. La sérotonine, synthétisée dans les intestins, est souvent en déficit avant les règles et surtout en cas de SPM avec des troubles de l’humeur. La sérotonine est une hormone permettant justement de moduler l’humeur.

S’il y a une dysbiose intestinale, un déséquilibre du microbiote intestinal, certains œstrogènes en voie de dégradation peut être réabsorbée. Ce qui peut expliquer en partie une hyperœstrogénie relative pendant la phase lutéale. De manière générale, meilleure est la santé intestinale, meilleur est le SPM.

Le foie est un grand organe de détoxication. Dans le cas de l’équilibre hormonal féminin, il permet notamment de détoxiquer les œstrogènes après l’ovulation, c’est-à-dire de les dégrader. Son rôle est donc essentiel.

Voir aussi la vidéo : Troubles hormonaux, les 4 rôles des intestins

L’alimentation peut aggraver les symptômes du SPM

Si les fringales sont souvent un signe de syndrome prémenstruel, elles peuvent également l’intensifier. Une consommation élevée de sucre et d’aliments à forte charge glycémique auront tendance à augmenter les douleurs présentes avant les règles et les désordres digestifs. D’une manière générale, mieux vaut adopter une alimentation antiinflammatoire pour réguler son SPM.

Lire aussi : Aliments et douleurs menstruelles

Un syndrome prémenstruel est un déséquilibre. Hormonal, d’une part mais aussi un déséquilibre dans les habitudes de vie.

Prendre conscience que vous pouvez changer les choses et aborder votre cycle différemment peut vous permettre de diminuer vos symptômes et enfin bien vivre l’arrivée de vos règles.

Le SPM n’est pas une fatalité

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